Qu'est-ce que l'Alimentation vivante et crue?

 L'Alimentation vivante et crue (ou alimentation haute vitalité) est tout simplement un mode d'alimentation sain qui privilégie des ingrédients riches en nutriments, d'origine végétale et naturelle, biologique, crus, non raffinés et qui soient facilement assimilables par le corps humain. Elle est constituée de graines germées, de jeunes pousses, de fruits et légumes frais, de jus de fruits et légumes fraîchement extraits, de smoothies, de jus d'herbes, de graines et fruits oléagineux pré-germés, de micro-algues et d'algues marines.Les fruits locaux et de saison sont ici privilégiés.

 

L'alimentation vivante et crue: un mode de vie et non une mode

 L'alimentation vivante est un mode de vie et non une diète! Souvent en matière d'alimentation, ce qui ne relève pas d'habitudes du grand public est considéré comme un régime, hors ici il n'y a aucune privation mais bien un choix de mode d'alimentation sur le long terme.

Et contrairement à ce que certains voudraient laisser penser, l'alimentation vivante n'est pas une mode. Elle a pu renaître grâce à de nombreuses recherches scientifiques qui ont mis en évidence le lien entre l'alimentation et la santé. On sait aujourd'hui que l'alimentation peut affecter notre santé, nos humeurs, nos performances et notre état d'esprit. L'alimentation vivante optimale permet de renforcer le système immunitaire, de prévenir voir de guérir certaines maladies. Elle permet aussi de résoudre bien des inconforts intestinaux et de réduire les charges toxiques potentiellement présentes dans le corps. Nous sommes tous des êtres responsables, donc nous sommes aussi responsables de nos actes et de nos choix en matière d'alimentation pour le bien de notre santé et de notre planète.

A chacun de faire ses expériences....

 

Pourquoi cru et vivant?

 Les hommes ont commencé à tailler leurs outils au paléolithique, leur permettant ainsi de devenir chasseur et non plus charognards. Et si les hommes vont utiliser la cuisson à ce moment-là, ce n'est pas pour apporter davantage de chaleur à leur corps en hiver, mais bien pour conserver leur nourriture et éviter d'attirer d'autres prédateurs avec l'odeur de viande crue et faisandée. Hormis dans des conditions extrêmes de froid et où les ressources végétales sont rares, la viande n'est pas indispensable et la cuisson non plus.

Selon Pierre-Valentin MARCHESEAU ( le fondateur de la naturopathie contemporaine, en France): " L'homme, en assassinant journellement ses aliments par le feu, entretient un perpétuel attentat contre lui-même. L'aliment biologique varie avec les espèces, mais il doit toujours être cru, naturel et spécifique. Cru, c'est-à-dire que l'aliment ne doit pas avoir subi l'agression du feu qui bouleverse la qualité des principes vitaux: vitamines, minéraux, diastases (enzymes) ... L'aliment cuit est morbidogène, impropre à la vie et engendre des carences".

 

L'alimentation occidentale avec une agriculture industrielle composée de beaucoup de produits transformés nous fait ingurgiter des résidus de pesticides chimiques, des colorants, des arômes artificiels et des conservateurs dont les méfaits pour la santé sont aujourd'hui reconnus. Ces ingrédients sont dépourvus de nutriments, or ils sont indispensables au bon fonctionnement des cellules du corps humain.

Les cellules de notre corps humain ont besoin des vitamines, minéraux, oligo-éléments et enzymes pour nous assurer une santé optimale et seule l'alimentation vivante peut nous les procurer intacts puisque la cuisson détruit une grande partie des vitamines au-delà de 60°c, 50% des protéines disponibles et les enzymes sont détruites entre 42°c et 45°c, or elles sont nécessaires à la digestion. C'est pourquoi l'alimentation vivante revient à un mode d'alimentation naturel qui soit en accord avec les besoins de notre corps.

 

Pourquoi le végétal?

 Selon Jacques Pascal CUSIN ( expert en nutrition, développement durable et économie):« Notre physiologie n'est pas celle d'un carnivore (notre dentition et notre système digestif ne sont pas conçues pour dépecer et pour faire transiter de la viande), ni celle d'un granivore (nous ne sommes pas doté d'un jabot pour stocker et pré-digérer les graines afin qu'elles cheminent naturellement ensuite vers le tube digestif), ni celle d'un herbivore (notre appareil digestif n'est pas conçu à la manière d'un ruminant capable de transformer, couper et digérer de grandes quantités de cellulose) mais celle d'un omnivore à priorité végétale et vivante ». Nous savons aujourd'hui que nous sommes en overdose de protéines animales dans notre société occidentale, que la viande, les produits laitiers et le stress sont acidifiants pour notre organisme et tous les spécialistes de la santé savent bien que ces facteurs sont à l'origine du développement de bien des maladies. (voir le Rapport Campbell « La plus vaste étude international sur la nutrition », et ses études sur le lien entre protéines animales et le développement des maladies).

La consommation de protéines animales constitue aussi un véritable fléau écologique et économique international puisque 70% des terres cultivables sont destinées à nourrir les animaux d'élevage.

 

Contrairement aux idée reçues, seulement 25-30% de la viande est assimilable par le corps et une grande partie des protéines est détruite pas la cuisson. La richesse du monde végétal est méconnue et sous-estimée puisque nous pouvons y trouver du bon calcium, du magnésium, des vitamines, des acides aminés essentiels à la production des protéines et qui sont bien plus assimilables.

 

Pourquoi Bio de préférence?

 Les aliments bio sont souvent plus riches en nutriments et en antioxydants. on trouve en effet plus de vitamines et de minéraux, une teneur plus élevée pour certains minéraux (magnésium, fer, zinc), davantage de vitamines C dans certains légumes (tomates, épinards, pomme de terre..).

Les aliments bio sont issus d'ingrédients peu ou pas raffinés (le raffinage élimine des constituants jugés défavorables (goput, saveurs, colorants) et provoque par là-même une perte de nutriments essentiels (vitamines, minéraux, fibres) pour ne laisser place biens souvent qu'aux matières grasses ou l'amidon).Par ailleurs, certains procédés de raffinage utilisent des solvants chimiques, notamment pour des huiles, dont il peut rester des traces.

L'épluchage est inutile en bio ! Tout le meilleur des nutriments est dans la peau. 

Pas d'OGM en bio pour des raisons évidentes! 

Pas d'additif aux risques mal connus dans les produits bio (en conventionnel, + de 300 additifs sont utilisés dont les effets toxiques sont sous-estimés et dont certains ont des effets nocifs sur notre santé: certains colorants et le benzoate de sodium entraînent l'hyperactivité des enfants...)

Une composition simplifiée en bio (les produits bio renferment presque toujours moins d'ingrédients que les conventionnels, dont 95% doivent être bio)

Limitation lié aux pesticides en bio, ces « tueurs de peste » (jusqu'à 26 pesticides utilisés sur un même produit en conventionnel. 62% des fruits, 37% des céréales et 30% des légumes consommés contiennent des résidus de pesticides)

Traces de pesticides réduites dans l'organisme des consommateurs bio

Consommer bio c'est aussi encourager un environnement plus sain puisque nous absorbons aussi des pesticides par l'air que nous respirons et par le contact des objets sur lequels se sont déposés les pesticides.

Nombres de pesticides sont des perturbateurs endocriniens qui n'ont pas été étudiés pendant des décennies (molécules qui ont les effets de certaines hormones et qui modifient le fonctionnement des cellules à des doses très faibles, inférieures au doses journalières admissibles. Ces molécules peuvent même perturber l'équilibre hormonal et le fonctionnement des organes et des tissus)( une partie de ces molécules stockées pendant 20-25ans finira dans le lait des mères allaitantes)

Plus de 8 études attestent de liens avérés entre les pesticides et les cancers. (notamment des cancers plus fréquents et augmentation chez les agriculteurs que dans le reste de la population ont été relevés par des scientifiques et des personnes exposées aux pesticides sont un plus grand risque de développement des cancers, notamment chez l'enfant dans les régions à forte activité agricole.

Menace sur la fertilité et le foetus: le sperme des hommes exposés aux pesticides est appauvri en spermatozoides. Le foetus est très vulnérable aux pesticides et ce n'est donc pas un hasard si le nombre de cancers augmente plus rapidement chez les enfants que les adultes)

Des effets neurotoxiques très probables:une étude publiée en Mai 2012 a montré que les effets sur le développement du cerveau peuvent être graves et irréversibles.

Diabète et obésité favorisés chez par certains pesticides (une trentaine de publications scientifiques a confirmé la relation entre l'exposition aux pesticides et l'obésité ou le diabète de type 2)

D'autres pathologies liées aux pesticides: la broncho-pneumonie chronique obstructive (BPCO) est une maladie très méconnue et très répandue qui atteint notamment plus souvent les agriculteurs, exposés aux pesticides que le reste de la population.

 

Pas plus de contamination microbiennes en bio qu'en conventionnel.

La liste est encore longue...appauvrissement des sols en conventionnel, qualité de l'eau préservée par l'agriculture bio, moins de gaz à effet de serre en bio, des conséquences favorables sur le lait maternel, des risques d'allergie diminués.

 

Que peut-on manger?

 Les possibilités de recettes de cuisine sont innombrables en passant de la marinade de fruits et de légumes, à la déshydratation (de crackers, de pains germés, de tartelettes, de pizzas crues,etc..) par la lactofermentation (plats de légumes lacto-fermentés avec la choucroute, le kimchi et les boissons lacto-fermentées telles le kéfir de fruit, le kombucha, le réjuvélac, etc). Entrées, plats, apéritifs, fromages et desserts sont réalisables et très savoureux! Et toute la famille peut en profiter puisque des recettes les plus simples aux plus élaborées peuvent satisfaire les papilles des petits et des grands!

L'innovation ne manque pas, les techniques culinaires ne cessent de se développer à travers le monde, de grands chefs s'intéressent de plus en plus à cette cuisine et d'autres ne pourront plus ignorer très longtemps cette cuisine avant-gardiste qui se veut respectueuse de l'environnement puisqu'elle ne génère que très peu de déchets et est peu consommatrice d'énergie. La gastronomie du cru a donc un avenir très prometteur!

Comment passer au cru sur le long terme?

 On ne change pas ses habitudes du jour au lendemain, il ne faut donc pas se décourager et savoir bien s'entourer. Mieux vaut éviter les esprits négatifs et sceptiques! Mais si vous avez compris que plus de cru dans notre assiette, c'est plus de vie dans notre corps, alors vous êtes sur la bonne voie.

Beaucoup de personnes qui débutent dans l'alimentation crue souffrent de troubles intestinaux, de ballonnements, de flatulences..... Leur système digestif, affaibli par de longues années d'alimentation cuite, supporte difficilement l'action puissante des aliments crus. En aucun cas, il ne faut s'arrêter dès ces premiers symptômes qui font partie de la détoxination! Et vous verrez que peu à peu vous aurez naturellement remplacé certains aliments par de nouvelles recettes qui vous font plaisir, et oui surtout n'oubliez pas de vous faire plaisir en mangeant sainement! Le plaisir et la santé ne sont pas incompatibles. Ne pas hésitez à prendre quelques cours de cuisine crue pour apprendre les bases!

 

Mieux vaut ne pas attendre d'être malade pour changer de nourriture, mieux vaut choisir de se nourrir d'une manière préventive.

« Ce qui est stupide aujourd’hui c’est que la plupart des gens attendent d’être confrontés à la maladie pour enfin changer leur mode de vie. La prévention est à la base de tout. Et une vie en harmonie avec la nature est la base pour une bonne santé ».